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Gargilesse
est le premier village de la vallée de la Creuse à
avoir connu l'engouement artistique. Fréquenté
dès 1857 par George SAND, Gargilesse
est rapidement devenu une villégiature recherchée
des artistes parisiens.
Vers 1860, les rives de la petite Gargilesse, le moulin sur la
Creuse, les tours de Châteaubrun, le Pont Noir, le Gouffre
attirent les peintres tentés par le "plein air",
technique encore nouvelle et suspecte pour la peinture officielle.
Si la plupart de ces peintres n'y firent que des "campagnes"
temporaires, certains trouvèrent à Gargilesse le
principal de leur inspiration.
Parmi
ceux-ci, citons Allan
OSTERLIND
(1855-1938) qui obtint sa réputation
grâce à des scènes de genre rustiques, mais
qui pratiqua également la peinture de paysage. Celle-ci
restera d'ailleurs le domaine de prédilection de son fils Anders OSTERLIND (1887-1960), l'un des meilleurs
paysagistes expressionnistes de la vallée de la Creuse.
Le
peintre Henri
JAMET (1858-1940) fut, lui, le patriarche d'une famille d'artistes qui fit beaucoup pour la renommée de Gargilesse, notamment avec
Pierre JAMET, le célèbre harpiste, qui ouvrit une
Académie de musique au village.
Signalons
aussi le paysagiste William
DIDIER-POUGET (1864-1959)
qui inaugura à Gargilesse ses panoramas de bruyères
roses et dont le succès international éveillera
bien des vocations. Enfin, pour la période postimpressionniste,
le peintre le plus marquant est Léon DETROY (1859-1955)
qui fit de Gargilesse sa résidence principale. Ses paysages
de la région à la pointe de la modernité,
très audacieux et incisifs, ont totalement renouvelé
la vision impressionniste qu'en avait donné GUILLAUMIN à Crozant.
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